Les Vendanges de feu - Film (1995)

Les Vendanges de feu - Film (1995)

Film de Alfonso Arau Drame et romance 1 h 42 min 27 mai 1995

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, un jeune GI démobilisé et encore traumatisé parcourt les routes américaines comme représentant en chocolat.

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Globalement, le film réalisé par le mexicain Alfonso Arau en 1995 se laisse regarder sans déplaisir et surtout sans fatigue…

L'histoire et la romance sont belles, aussi, on a tendance à se laisser porter sans angoisse car on se doute bien que tout va bien se passer. Certaines scènes comme celle du pressoir ou des vendanges sont pleines de sens et de tradition et sont magnifiques. Le film est en grande partie porté par un personnage normalement secondaire, en fait essentiel : Anthony Quinn, le grand-père Maintenant examinons ce qui serait perfectible … D'abord, les personnages (surtout masculins) sont trop bruts de fonderie et manquent de nuances. Les caractères ne sont pas assez travaillés. En particulier, le père de Victoria est tellement caricatural qu'on a du mal à le croire. Le scénario est complètement cousu de fil blanc avec un point d'orgue lors de la scène où Paul découvre que sa femme le trompe ; la rencontre est surréaliste, limite invraisemblable ; et ce d'autant plus que le spectateur s'en doute dès le début. Le scénario aurait été plus crédible si la même scène avait été construite dès le début induisant un autre personnage pour Paul, plus étoffé ou plus déboussolé, selon l'orientation prise par le scénario. Et puis un peu trop d'invraisemblances scénaristiques, surtout vers la fin qui gâtent le plaisir et empêchent le spectateur, que je suis, d'adhérer pleinement: Il est impensable que des vendanges d'un aussi grand domaine (les vignes s'étendent à perte de vue) ne durent qu'une journée sauf peut-être si elles sont complètement mécanisées et encore. Par ailleurs, on sait que, lors des grands incendies historiques, les vignes souffrent mais jouent un rôle de barrière assez efficace contre la propagation des flammes ; alors de là à voir des pieds de vigne s'enflammer comme de vulgaires pins, par jour de mistral… Quant à la séance d'arrachage d'un pied de vigne de 20 cm de diamètre par la force d'un homme ! Même Schwarzie, dans ses grands moments, n'en n'aurait pas été capable.

Et puis cerise sur le gâteau, qu'on ne peut quand même pas imputer au réalisateur ni au scénariste, le titre français n'a rien à voir avec le titre original "A walk in the clouds". Du coup, dans la version française, on peut difficilement comprendre les allusions faites aux nuages.