Amityville 3 - Film (1983)

Amityville 3 - Film (1983)

Film de Richard Fleischer Épouvante-Horreur et thriller 1 h 45 min 18 novembre 1983

Un journaliste décide de prouver au monde qu'il n'y a rien dans la maison d'Amityville en passant quelques jours à l'intérieur. Mais il va vite faire la rencontre d'un démon vivant dans le sous-sol...

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Devenue une franchise à dollars, la saga Amityville a sombré dans le n’importe quoi dès ce troisième opus, sorti en 3D aux États-Unis mais discrètement dans les vidéoclubs en France deux ans plus tard. Vu le succès du film, le reste des suites ne sera que DTV moisis aux sous-titres toujours plus racoleurs (La Malédiction, Votre heure a sonné, La Maison des Poupées…). Pour ce troisième volet sorti tout juste un an après l’excellent Le Possédé, c’est le vétéran Richard Fleischer qui s’y colle, amorçant sa lente agonie filmographique des années 80.

Année 1983 oblige, le film est tourné en 3D, comme ce fut la mode à l’époque où le revival fut bref et pas très impressionnant (Les Dents de la Mer 3, Meurtres en 3 Dimensions, Parasite). La simple vue aujourd’hui de ces « effets relief » en 2D avec une qualité d’image désuète au mieux prête à sourire au pire, comme c’est le cas ici aussi, nous fait enchainer les facepalms douloureux. Pour la maison hantée, pas beaucoup d’effets relatifs à l'établissement : une lampe torche pointée devant l’écran, un tuyau traversant une vitre, une mouche, un frisbee… Le long-métrage ressemble donc plus à une démo technique surfant sur la mode qu’à une réelle exploitation du procédé, Fleischer proposant une séquelle terriblement faible comparée aux deux opus précédents.

Acteurs mal dirigés (ou l'art d'en faire des tonnes par Candy Clark), frissons inexistants, ambiance ratée, musique inadéquate aux allures de B.O. d'épisode de "Derrick" pourtant signée Howard Blake, rythme apathique, effets spéciaux tape-à-l’œil d'une rare laideur... Ce troisième opus souhaite être plus musclé et forcément plus riche en effets divers, s'éloignant des faits véridiques et s'inspirant allégrement du Poltergeist de Tobe Hooper sorti l'année précédente (notamment lors d'un final aussi bâclé que ringard), mais ne réussit qu'à provoquer rires et ennui, le réalisateur d'Ashanti peinant à proposer une mise en scène constante et à instaurer une atmosphère appropriée. Il s'en est fallu de peu pour que le film soit un nanar.