J'irai dormir à Hollywood - Documentaire (2008)

J'irai dormir à Hollywood - Documentaire (2008)

Documentaire de Antoine de Maximy 1 h 40 min 19 novembre 2008

Avec Antoine de Maximy

Il s'appelle Antoine de Maximy et a décidé de conquérir les États-Unis : ses routes à pertes de vue, ses paysages grandioses, ses mythes en cinémascope, ses villes immenses, ses communautés, ses stars hollywoodiennes, ses anonymes... D'Est en Ouest, notre voyageur filmeur prend la route. A pied,...

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J'aime Antoine de Maximy, voilà c'est dit.

Il a commencé, après s'être fait exclure de son lycée, dans la section cinéma de l'armée francaise (aujourd'hui ECPAD) comme l'ont fait Claude Lelouch ou encore Pierre Schoendoerffer, dont je n'arrive toujours pas à savoir la prononciation correcte du nom.

Antoine de Maximy a fait tout un tas de documentaires, reportages, sur tout un tas de choses. Il est cependant plus connu pour une émission passant sur France 5 et qui s'intitule J'irai dormir chez vous, toujours avec McGyver du reportage, que je conseille fortement.

Le concept de cette émission est simple et c'est ce que j'apprécie. Maximy part avec deux caméras, une sur son épaule et une déportée, ça c'est pour le côté technique et il s'arrête là. Le but ? Rencontrer des gens, partager des moments avec eux, partager leur vie simplement. Et la préparation s'arrête également là.

Pourquoi ? "Parce c'est quand rien n'est prévu que tout devient possible".

On part donc du même principe mais direction les USA, voyager de la côté est du pays vers celle de l'ouest. Tout ça avec un type un peu décalé, le charme du baroudeur français d'apparence bobo mais au fond peu difficile. On est trimbalé un peu partout, des endroits touristiques à en étouffer comme New York ou Hollywood à des endroits plus intimes, moins fréquents, moins branchouilles, comme la vie diurne de La Nouvelle-Orléans. Tout ça sans jamais une critique, avec un respect et sans faux semblants.

Alors oui, le documentaire n'est pas parfait si on le borne à la définition même, c'est vrai aussi qu'on y croise pas mal de fondus au noir synonymes de "j'ai rien trouvé, j'ai du dormir dans un hotel/motel". D'un côté on ne peut pas lui reprocher de ne pas être toujours arrivé jusqu'au bout de sa journée et d'un autre on allait pas lui dire de dormir à la rue. Bref il se débrouille comme il peut et il fait ça extrêmement bien. On sent le côté journaliste de guerre (il a couvert Iran-Irak pour CBS news, a suivi des casques bleus durant la guerre civile du Liban), sans aucun doute habitué à faire face à ce qui lui arrive, sans vantardise pour autant.

Ce qui est surtout riche ce sont les gens, les situations qu'il rencontre... Elles semblent pour beaucoup d'entre elles totalement irréelles. Que ces situations soient drôles, plutôt tristes, il serait idiot d'en décrire ne serait-ce qu'une ou même d'en citer une partie. Tant la surprise de voir ce qui lui arrive est grande sans être exagérée, le tout gardant une dimension fortement humaine. Et c'est là l'intérêt de cette caméra débarquée, elle le filme bien souvent lui. On voit ses émotions à travers lui, c'est un partage.

Ce n'est pas un documentaire pour nous informer, à but instructif ou engagé, mais plutôt pour nous partager de "simples" moments de vie.