Skam - Série (2015)

Skam - Série (2015)

Série de Julie Andem Drame 4 saisons (terminée) NRK1 30 min 25 septembre 2015 (Norvège)

Skam suit Eva et ses amis dans leur lycée d’Oslo, tandis qu’ils cherchent leur voie dans les méandres de l’adolescence.

Skam streaming

J’ai découvert Skam mercredi et aujourd’hui en ce vendredi j’ai fini les 3 saisons. Et honnêtement ça n’était pas chose aisée, Skam est une série norvégienne de 2015 pas encore traduite en français, quelques sous-titres sont disponibles pour la saison 1, pour la saison 2 j’ai donc fais progresser mon anglais car à ce stade de la série les sous-titres français n’existent pas encore, pour la saison 3 c’était mission impossible, mais quand on aime on ne compte pas dirais-je, et je n’ai pas compté le temps perdu à tenter de trouver un misérable script à ouvrir à côté de l’épisode en norvégien. Maintenant je viens de finir cette série, qui est pour moi une pépite, un bijou d’émotions. Si tous les médias s’amusent à titrer « Skam, le Skins norvégiens » je ne peux qu’aller contre leur avis, Skins que j’ai adulé et que j’adule encore à l’heure qu’il est, n’était pas une série belle dans le sens beauté de la vie, skins nous plonge dans de noires profondeurs, les personnages ont des caractères très atypiques et virulents. Il y a une violence étonnante qui émane de Skins, et qui nous absorbe. Skam c’est de la douceur, de l’amour, de l’esthétisme parfaitement contrôlé, rien ne semble être là au hasard, les personnages sont parfaits, la bande-son est orgasmique, tout est là pour nous transporter dans un univers de blondeur et de grands yeux bleus, de couleur sur les lèvres et de froid permanent. Skam c’était un voyage en Norvège et dans ses mœurs, les jeunes là-bas sont les mêmes qu’ici, leurs problèmes sont aussi les nôtres, on s’identifie donc très facilement, les histoires sont réalistes et ne nous plongent jamais dans un mélodrame larmoyant. Evidemment le sujet latent aux trois saisons est l’amour mais ça n’est pas pour autant une série romantique à proprement parler, car très subtilement Julie Andem a réussi à tirer des leçons de vie à travers les sentiments. On en apprend beaucoup sur les autres, sur les différences, sur la tolérance, je dirais presque que certains dialogues font mûrir tant ils sont profonds et tant leur interprétation est crédible. Le silence qui peut s’avérer parfois pesant entre plusieurs échanges ne fait qu’appuyer le réalisme de cette série qui va me marquer pour un bon bout de temps très certainement. Skam donne la boule au ventre, Skam fait verser quelques larmes, fait sourire et fait rire et mon dieu oui je ne mens pas quand je vous dis que j’ai ri devant Skam, c’était sincère et très spontané, les vannes fusent et sont futées, le touché et la vue sont très importants dans cette série, certaines caresses m’ont données des frissons derrière mon écran, des regards m’ont troublé. Je ne vais pas m’étaler plus, si vous voulez regarder une série peu-importe vos critères ou ce que vous recherchez, tentez Skam, vous n’en sortirez certainement pas indemne.